Photos Table-ronde du 26 avril 2017

Fidèles au rendez-vous, les juristes africanistes se sont retrouvés mercredi 26 avril 2017 pour débattre autour du thème suivant : Faut-il supprimer l’élection du Président de la République au suffrage universel direct en Afrique ?  

Cette table-ronde a été organisée par le Pôle Droit Constitutionnel, sous la direction de Mme Eveline RODRIGUES.

Elle a été l’occasion de nous réunir autour d’un verre et de débattre de la question des élections au suffrage universel direct en Afrique. En effet, depuis leur accession à l’indépendance, une majorité des Etats africains a adopté ce que l’on décrit comme étant « la rencontre entre un homme et un peuple » : l’élection du Président de la République au suffrage universel direct. À une époque où le modèle démocratique occidental souffre de remise en cause jusqu’au sein même des nations européennes, la question de la suppression de cette élection en Afrique interroge à la fois sur le rôle et la place du Président « homme providentiel » au sein des institutions africaines et sur la question du vote au suffrage universel direct comme outil infaillible d’expression populaire.

En faveur de l’élection présidentielle au suffrage universel direct en Afrique, on invoque notamment l’intérêt d’une élection qui confère une grande légitimité au président élu, et de ce fait, lui octroie des pouvoirs plus étendus pour diriger le pays. En outre, on considère également que la sélection du Président par le biais du vote du plus grand nombre constitue un gage de respect de la volonté populaire.

Contre l’élection présidentielle au suffrage universel direct en Afrique, il est en revanche aujourd’hui opposé le coût onéreux de cette élection pour les budgets des gouvernements africains, le clientélisme et la corruption qui faussent les résultats de l’élection ou encore les conséquences néfastes qui peuvent résulter des élections présidentielles clivantes au sein des sociétés africaines (ex : manifestations, affrontements communautaires, guerres civiles etc.).

Nous avons accueillis un intervenant :
  • Madame Eveline RODRIGUES, Juriste et Administratrice du RIJA