Photos table-ronde du 18 avril 2019

Fidèles au rendez-vous, les juristes africanistes se sont retrouvés jeudi 18 avril 2019 pour débattre autour du thème suivant : Les accords de défense conclus entre la France et ses anciennes colonies sont-ils contraires au principe de souveraineté des ces Etats Africains ?

Au sortir des indépendances, la France a conclu des accords de coopération militaire et de défense avec ses anciennes colonies.Ces accords étaient présentés comme visant à fournir aux Etats africains concernés une garantie contre les agressions. Garantie qui devait prendre trois formes principales : le rétablissement de la situation interne, la résistance aux mouvements de rébellion soutenus de l’extérieur ou la défense contre un agresseur étatique.Lors de son audition devant la Commission du Sénat français en 2006, le chef d’état-major des armées, le général Henri Bentégeat a souligné que la mise en œuvre de ces accords n’avait pas un caractère automatique et restait, dans tous les cas, soumise à l’appréciation de la France.De nombreux événements politiques survenus sur le continent impliquant l’intervention de troupes françaises en application de ces accords ont amené l’opinion publique en France et en Afrique à s’interroger sur le rôle de cette ancienne puissance coloniale sur le territoire d’Etat africains indépendants.Si les interventions militaires françaises en Afrique ont eu lieu ces dernières années sur la base de fondements juridiques variés, ou parfois même sans fondement spécifique, la présence de troupes déjà sur place, en vertu des accords de défense, a certainement constitué un élément facilitant la mise en œuvre de telles interventions. Il est donc légitimement de se demander si ces accords militaires, par leur contenu et la pratique qui en a été faite jusqu’à présent, contreviennent au principe de souveraineté des Etats africains.

Nous avons eu le plaisir d’accueillir et d’entendre dans ce domaine:

  • Monsieur le Professeur Amzat BOUKARI-YABARA, historien spécialiste de l’Afrique ;
  • Monsieur le Professeur Jean-François AKANDJ-KOMBE, docteur en droit public et Professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne.